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AMU_01 - Les hypothèses des enjeux de la transition numérique dans son contexte en architecture.

Statut

Les hypothèses des enjeux de la transition numérique dans son contexte en architecture. - 2017_...

L'Architecte et les autres

Sujet : Les hypothèses des enjeux de la transition numérique dans son contexte en architecture.

Auteur : ALARD Laurine, MEKSVANH Cléa, URIBE Victoria

Le désir de se questionner sur ceux qui entourent l’architecte, «les autres», naît d’expériences en agence.
En effet, il devient clair que la question de la conception, seul, devant sa planche se dissipe peu à peu lors de nos études. C’est en réalité beaucoup de relations humaines, d’organisation, de coordination entre les différents corps de métier. Il est donc important d’envisager ces nombreux rapports, de comprendre leurs enjeux et leur évolution dans le temps.

Aujourd’hui nous sommes à l’heure de la transition écologique et numérique.
Des questions se posent, relatives au développement du BIM et à sa démocratisation...
On s’interroge quant à l’échange entre les différents acteurs de projet, au contact concret, physique de ces individus.

Si ce nouveau moyen de concevoir permet une liaison certaine entre les professionnels, en assurant un «travail collectif», et une gestion plus complète, on peut imaginer que, poussé à son extrême, il permettrait de supprimer la quasi totalité des interactions humaines. Ce serait une grande boîte de dialogue virtuelle amenant à une économie considérable du temps de conception, à l’apogée de l’efficience. Aussi bien qu’on peut se questionner sur la richesse de projet. Si le système s’universalise, le projet pourrait en pâtir. Les différents langages, les identités qui se confrontaient seraient dissipées....
Pourtant on peut supposer que cette transition permettrait, au contraire, peut être plus de temps pour les phases de pré-rendu, le moment de la conception pure, concertée et enrichis des sensibilités, connaissances de chacun. Le BIM pourrait alors être relégué à l’étape «finale» du projet: le rendu et les perspectives (économiques, temporelles...).
A l’inverse, on peut aussi envisager qu’il puisse être l’outil de conception et de projection, de A à Z. Il s’agirait ici de se demander s’il peut cohabiter avec les deux manières de concevoir, il permettrait de rendre les intuitions plus justes et mieux détaillées.

A juste titre, on s’interroge sur la place du BIM dans l’architecture mais on pourrait aussi se demander quelle est la place de l’architecte dans le BIM. Surtout dans une période où les subventions aux collectivités locales sont en baisse considérable, il s’agit d’une coupe budgétaire de 300 millions d’euros. Ces mêmes collectivités locales qui produisent des commandes et représentent une grande partie des projets pour les architectes.
Si auparavant l’architecte avait une position de décisionnaire dans la conception architecturale, aujourd’hui on peut observer sa transformation. La question du BIM met en jeux les rapports de forces qui semblent opposer promoteurs et concepteurs. On peut donc se questionner sur le rôle de l’architecte dans cette transition et quel rôle il devrait avoir. C’est dans ce contexte particulier que l’architecte doit tenter de développer ses recherches pour subsister dans la profession et faire continuer de faire grandir l’architecture.

Voir aussi :

Groupe thématique : TD

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