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BHCL1 - Valéry Didelon - L'empire du BIM -

Statut

Valéry Didelon - L'empire du BIM - - 2017_...

Simulation - Dimitri Toubanos

Sujet : L’EMPIRE DU BIM

Auteur : BEN HAMED Maher, CHOMAZ Lucile, LEE Seo Young; TOUBANOS Dimitri

Diffusion : TOUBANOS Dimitri

Valéry Didelon

Métier

-Fut architecte au pays bas
- Arrêta ce métier quand il est venu à Paris pour devenir un critique d’architecture
-Professeur - ENSAPM : cherche notamment à créer des liens entre l’enseignement de l’histoire de l’architecture et celui du projet
Depuis 2011, Enseignant à l’ENSA Paris Malaquais dans le champ TPCAU.
Enseigne le projet, la théorie et l'histoire de l'architecture, en cycle licence et master.
Membre du département VAT.
• Coordination et encadrement de l’enseignement de projet au second semestre du cycle licence. Cours associé.
. Coordination et encadrement du séminaire de recherche Enquêtes sur le monde urbanisé- Urbanismes contemporains
• en cycle master
• Encadrement de Projets de fin d’étude (PFE).

-Chercheur - Laboratoire ACS (architecture, Culture, Société)
http://www.umrausser.cnrs.fr/laboratoire-acs-architecture-culture-societe-xixe-xxie-s

-Chercheur - l'European Architectural History Network. ((EAHN)


Champ(s) disciplinaire(s)

-Théories et pratiques de la conception architecturale et urbaine (TPCAU) Thème de recherche : Architecture et urbanisme de la fin du XXe siècle
Département : Ville, Architecture, Territoires (VAT)
-En tant qu’historien, il s’intéresse beaucoup au post modernisme des années 70. Une période « où on est venu au monde » et «où l’architecture contemporaine c’est formée ». Sa réflexion se tourne aussi autour de la question suivante : « le post modernisme est il quelque chose de résolu ou quelque chose dans lequel on immerge totalement aujourd’hui ? ».
-beaucoup travailler sur l’œuvre théorique de robert venturi (architecte et enseignant américain considéré comme l’un des précurseurs du postmodernisme


Diplôme(s)

- Architecte DPLG diplômé en 1998 à l’école d’architecture de Normandie
- Docteur en Histoire de l'art
- HDR (Habilité à diriger des recherches) : un travail historiographique
Depuis 2013, préparation d’une Habilitation à diriger les recherches sur le thème des mutations de l’urbanisme postmoderne à travers l’étude de la production et de la réception du projet d’Euralille entre 1988 et 1995. Soutenance prévue en décembre 2017 à l’Université Paris 1.
-Titulaire d’un DEA en Histoire de l’architecture


Autre(s) activité(s)

-Cofondateur et membre du comité de rédaction de la revue CRITICAT :
-Critique d'architecture pour de nombreuse revues française et étrangères : Le visiteur, AMC, D'architecture, CASABELLA, A+, etc.
-Au cours des dernières années, nombreuses conférences et participations à des symposiums et colloques scientifiques en France et à l’étranger.


Médaille des publications

Académie d'architecture 2012





L’EMPIRE DU BIM

C’est un article écrit par Valéry Didelon dans la revue Criticat n13 publiée en 2014. C’est une critique d’architecture donc ce texte s’adresse en particuliers aux architectes et aux personnes dont la profession est en lien avec l’architecture.


La revue CRITICAT

« Parce que l’architecture se trouve au confluent de domaines de tous ordres, avec chacun leurs enjeux, leurs contraintes et leurs acteurs ; parce qu’elle est liée aux questions techniques et sociales autant qu’esthétiques et qu’elle dépend étroitement du politique et de l’économie, elle constitue un observatoire idéal des évolutions de la société tout entière. Plutôt que de commenter ou d’expliquer l’architecture à partir de sa propre culture, criticat entend donc examiner la société et sa culture depuis le point de vue de l’architecture. En publiant chaque semestre des critiques engagées en ce sens, nous espérons contribuer par l’architecture au nécessaire débat sur le monde tel qu’il se construit. »
Criticat a été fondée en 2007 comme un espace de réflexion indépendant des institutions et des groupes d’intérêt, ouvert à tous les acteurs du monde intellectuel et artistique. Cette revue associative, sans sponsors ni publicité, a fait le pari de ne compter que sur ses lecteurs pour vivre. Les membres de la revue sont : Pierre Chabard, Joseph Cho, Valéry Didelon, Martin Étienne, Françoise Fromonot, Stefanie Lew, Stéphanie Sonnette,Ariane Wilson.


L’article : L’empire du BIM

Cet article est une analyse qui se situe dans la partie débat de la revue qui traite la question sur le rapport entre l’architecte et l’informatique.

Ci dessus se trouve un extrait issu du site http://criticat.fr/revue/numero-13.html. C’est en quelque sorte l’introduction de cette partie « débat ».
« Quelques fois à travers les réalisations extravagantes des starchitectes, mais le plus souvent dans le quotidien de millions de praticiens, les outils de conception assistée par ordinateur se sont inéluctablement imposés en quelques décennies dans le monde entier. À la différence des ingénieurs qui ont facilement intégré et contribué à développer ces nouveaux outils, les architectes entretiennent des rapports ambigus avec l’informatique, lesquels vont de la méfiance à l’euphorie ou à l’indifférence. Faut-il y voir un moyen d’améliorer la performance et la productivité des agences, l’occasion d’explorer un nouveau vocabulaire formel, ou un changement de nature en profondeur de l’acte de bâtir sous l’effet des lobbys industriels ? Selon qu’on privilégie une approche disciplinaire ou plus transversale, la révolution annoncée n’est pas la même.
Ce dossier s’ouvre par une visite de la dernière édition d’ArchiLab, manifestation phare de la culture numérique en architecture, qui s’est donnée pour mot d’ordre paradoxal de revenir à la nature via les machines. Vient ensuite une analyse du Building Information Modeling (BIM) que nombre d’acteurs du BTP embrassent aujourd’hui avec enthousiasme, sans peut-être débattre suffisamment des interrogations qu’il soulève. Pour replacer ces évolutions actuelles dans une perspective historique, une chronologie met en relation les avancées technologiques et la production architecturale depuis quatre décennies, et une anthologie rend compte des fantasmes, évanouis ou réalisés, que l’informatique suscitait chez les architectes dans les années 1980. »


Contexte :

Utilisation de plus en plus croissante du logiciel BIM par les architectes.

Epiphénomène. Apparition des blobs et des architectures aux formes géométriques non euclidiennes (l’architecture de Zaha Hadid par exemple).

Apparition d’une récente directive de l’Union européenne qui prévoit que tout les pays membres pourront tous encourager, spécifier ou rendre obligatoire d’ici (2014) 2016 l’utilisation du BIM pour les projets de construction et de bâtiments financés par des fonds publics (cf communiqué de presse 2014)



Les intentions de l’auteur :

Il cherche à amener le lecteur à débattre sur les conséquences crées par une nouvelle révolution numérique qui est le BIM. Une révolution «à l’heure de son triomphe ».
>Le BIM est il une modernisation inéluctable des outils de conception ?
>Faut il s’inquiéter d’un éventuel surcroit d’aliénation pour les acteurs de la filière ?


Depuis un quart de siècle, on a pu constater que l’informatique devenait de plus en plus intégré à l’architecture. Quel en sont les effets sur l’architecture du quotidien et du présent ?

DU CAO AU BIM

Depuis 1990, la baisse des prix des ordinateurs individuels et la démocratisation d’internet a permis la diffusion massive de logiciels spécialisés pour les architectes tel que AUTOCAD. Tout le monde dessine alors sur ce logiciel les rendus (plans, coupes…) qui servent à la communication du projet. Cependant l’utilisation de ce logiciel tend à s’effacer au profit du BIM. C ‘est un processus de production et de gestion de toutes les informations relatives à la conception, construction, exploitation, et démolition du bâtiment. Il cherche à optimiser la construction et la maintenance de l’édifice, et faciliter les échanges entre l’architectes et tout les autres acteurs du projet. Cela se traduit autour d’une maquette numérique composée d’objets et qui offre une simulation en temps réel et la plus détaillée possible de l’édifice.

COMPLEXITÉ, SIMPLEXITÉ, CRÉATIVITÉ, PRODUCTIVITÉ ET RAPIDITÉ

LE BIM permettrait pour certains une certaine simplexité c’est à dire qu’une simplicité formelle peut être obtenue à partir d’une complexité du programme (exemple les hôpitaux). D’autre s’autorisent a engendrer des formes complexes quelque soit la commande car le BIM les soulagent des difficultés techniques grâce à la maquette numérique (exemple La fondation Louis Vuitton de Gehry).
Le BIM permettrait de nourrir une logique financière car il augmente la productivité et l’efficacité du travail par l’automatisation des tâches et des échanges rapides. Les gains de productivité ainsi augmentés améliorent la compétitivité et accroît la rentabilité. Cependant les logiciels et la formation à leur utilisation restent chers et ne sont donc pas accessibles par tous.
Enfin le BIM entrainerait une certaine accélération du processus de conception mais cela est « aussi paradoxal qu’inquiétant ».

QUALITÉS ? PERFORMANCES TECHNIQUES ? VERS UNE TAYLORISATION DE L’ARCHITECTURE

Les projets seraient plus aboutis grâce à une meilleure coordination entre les acteurs du projet. Cependant le BIM n’induit rien en terme de matière d’esthétisme et de spacialité ni en terme d’usage et vécu pour les occupant. Le BIM semble dons ne répondre qu’à un souci de performance technique. Cette objectivation est liée au monde de l’ingénieurie et de l’automobile qui recherche des solutions fonctionnelles et économiques. Au monde de sa création.

UNE ARCHITECTURE SANS ARCHITECTE

L’architecte n’est plus l’acteur principal du projet. Le logiciel lui propose des solutions toutes prêtes et l’aspect collaboratif entraine une remise à jours, par de multiples acteurs et continue, de la maquette numérique jusqu’à la fin du bâtiment. Peut on parler d’œuvre ? L’architecte est il encore le seul responsable légal du projet ?
Cependant, le BIM a remis une part d’intégrité au architectes que la CAO leur avait retiré. La CAO avait entrainé la division des tâches : au quotidien certains dessinaient que des façades, d’autre que des détails … Les architectes étaient donc considérés comme des dessinateurs surqualifiés.

LOGIQUE COMPUTATIONNELLE DU CAPITALISME CONTEMPORAIN- OUTILS DE CONTROL DES FIRMES DE PLUS EN PLUS PUISSANTES

Le coût du logiciel et de la formation reste élevé ce qui risque de favoriser les structures de grandes tailles qui dominent déjà le secteur.
Le nombre des filières constructives risque de se réduire (la terre).
L’emprise des industriels sur le concepteur risque d’augmenter à cause du lobbying et des bibliothèques d’objets où ils peuvent imposer leur produit.
Les architectes devenus dépendants de leurs outils informatiques, deviendront dépendants de ceux qui les commercialisent a cause de l’obsolescence programmée.






Photo source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pieter_Bruegel_the_Elder_-_The_Tower_of_Babel_(Vienna)_-_Google_Art_Project_-_edited.jpg

Lien externe : http://www.umrausser.cnrs.fr/valery-didelon http://paris-malaquais.archi.fr/etudes/i/didelon-valery/ https://fr.linkedin.com/in/val%C3%A9ry-didelon-8a70bb3a https://www.dailymotion.com/video/x1yxw5e_avant-le-cours-valery-didelon_creation http://www.umrausser.cnrs.fr/sites/default/files/bibliographie_valery_didelon_2017.pdf

Voir aussi :

Groupe thématique : TD

Thème majeur : Simulation - Dimitri Toubanos

Activités : Texte

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