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CGS3 - L'autosuffisance énergétique4

Statut

L'autosuffisance énergétique4 - 2016_...

2016_RIGAL

Sujet : Autosuffissance énergétique : de l'utopie à la réalité

Auteur : C. COURTY - A. GUEZI - M. SAINT-JALMES

Diffusion : RIGAL Salomé

" Sous le poids de la nécessité, les utopies deviennent réalisables " écrivait Yona Friedman dans son plaidoyer pour l'autosuffisance locale Alternatives énergétique.
Cette citation, d'apparence bénigne, résume parfaitement le paradoxe mondiale concernant le rapport à l'énergie et à sa consommation que l'humanité perpétue depuis la première révolution industrielle. En effet, dans un contexte actuel de Cob 21 et d'Habitat III, où une double-problématique d'une part, de sobriété énergétique ainsi que de recherches de nouvelles sources d'énergie pour faire face à une future crise et, d'autre part, de pollution menant à un désastre écologique, sont misent en exergue par la communauté internationale : peu de réponses, souvent classées comme alternatives, sont exprimées pour solutionner le problème. En outre, ces questions de sociétés, fondamentales pour notre pérénité, se concentrent en grande partie dans le rapport à l'habitat et la question urbaine soit, en deux mots : l'architecture et l'urbanisme.
De ce constat, nombreuses générations d'architectes, chercheurs, industriels, promoteurs et autres personnes averties cherchèrent réponses possibles pour solutionner le problème. De cette recherche naquit l'idéal de l'autosuffisance. Dans cet article, nous ne développerons que la question de l'autosuffisance énergétique à une seule dimension : l'échelle de la ville.
Néanmoins qu'est-ce que l'autosuffisance, à ne pas confondre avec autarcie ? En quoi consiste-t-elle ? Quels modèles et essais furent envisagés par les chercheurs et y'a-t-il eu des réalisations concrètes des systèmes avancés ? Au final : l'autosuffisance énergétique : utopie ou réalité ?

L'autosuffisance est un concept géopolitique et géostratégique qui s'opposent au phénomène de mondialisation, basé sur une économie et un fonctionnement libéralisé. De facto, l'autosuffisance suppose la production suffisante d'une ressource par une entité pour subvenir à ses propres besoins et une économie tournée vers l'intérieur, profitant à tout à chacun. Cela peut induire une redistribution équitable des ressources pour favoriser une indépendance des ses constituantes vis-à-vis de l'extérieur. Néanmoins l'autosuffisance peut également avoir comme conséquence une production plus importante que nécessaire, sous-tendant alors une exportation de produits mais un non-investissement de l'entité dans les réseaux mercantiles d'imports, n'étant pas nécessaires. Ainsi, bien que l'étude sémantique du terme d'autosuffisance rattache ce dernier par synonymie au terme d'autarcie, notamment de part un signification tenté d'utopisme, l'autosuffisance induit un caractère plus social n'excluant des relations avec l'extérieur que les marchandes ou celles se rattachant à un échange mercantile de toute nature, contrairement à l'autarcie, stipulant un repli sur soi et une annihilation des tout types de flux d'échanges.
Par ailleurs, la question de l'autosuffisance sous-tend la question sociale et son organisation, impliquant un renouvellement des pratiques et des modes de vie. En effet, une modification de l'accès et de la distribution des ressources (ainsi que de ses échelles) implique nécessairement une nouvelle approche et éducation à ces dernières et plus largement, un nouveau modèle sociale
De plus, la question de l'autosuffisance induit la question fondamentale de l'échelle, se décomposant en quatres dimensions pour ce qui est du domaine architectural et urbanistique. La première est la micro-échelle, consistant en l'échelle du bâtiment et de son entourage proche (entre 1 et 100m). Cette dernière, s'attachant à l'étude d'une entité ou plus rarement de plusieurs entités, est souvent l'échelle mise en avant et développée pour des problématiques factuelles de sobriété énergétique, d'empreinte écologique et de durabilité.[EXEMPLES] La deuxième échelle concerne, elle, l'échelle locale, soit l'échelle du quartier. C'est souvent cette échelle qui elle, est mis en avant pour les questions d'autosuffisance (e.g. : le quartier Bed-Zed, avec l'autonomie énergétique d'un quartier, d'une communauté). La troisième échelle quant à elle se rapporte à l'échelle urbaine ou macro-échelle alors que la quatrième et dernière échelle stipule le domaine territorial et national.

Ainsi, nous nous attacherons dans cet article à developper la question de l'autosuffisance énergétique à la troisième échelle : l'échelle urbaine. Néanmoins, bien avant les réalisations concrètes se trouvent les théories : nombreuses, variables et divergentes à ce propos. Ainsi, quand est-il du passif théorique du mouvement ? Comment la réflexion a-t-elle pu amener à la création matérielle ? Comment se processus s'est-il diversifié et développer au fil des années ?

Au niveau urbain, l'autosuffisance énergétique n'est pas sans rappeler les systèmes des polis grecques, Cité-Etats indépendantes qui, après leur implantation, étaient capable d'autosuffisance par la production de bois de chauffage grâce à l'abbatage des arbres des forêts alentours. Néanmoins avec l'augmentation démographique et le développement techniques et techonologiques au fil des âges, les échanges, relatifs aux besoins des différentes civilisations, augmentèrent et firent perdre aux villes leur caractères autosuffisant.
Ce n'est qu'au début des années 1970, au coeurs des tumulteuses années fric, que des groupuscules d' ingénieurs, architectes et urbanistes commencèrent à effectuer études, recherches et expériences sur l'autosuffisance (pour la majeure partie pour l'université de Cambridge). Ces dernières, presque avant-gardiste, précurseures du mouvement de l'autosuffisance, étaient principalement axées sur la conception et le développement d'unités indépendantes en terme énergie et de nourriture, soit en quelques mots : la maison autonome. Les études, très hétéroclites, s'appelaient AHP ( Autonomous House Project ), Prototype 1, Ecol House ou encore Minimum Cost Housing group, classées a posteriori selon leur coût de construction et d'entretien via une échelle de trois niveaux : "Hautement autonome, très sophisitqué et chère", "Modulaire et compacte" et " Bas coûts".
Ainsi, comme nous pouvons le constaster : les études réalisés au sortir des années 1960 furent quasi-exclusivement focalisé sur l'unité architecturale d'habitation minimum : la maison. Néanmoins, ces recherches, de trop basés sur la technique, étaient peu regardante de l'adaptabilité des concepts aux différents environnements (rural, semi-urbain et urbain) et n'aboutissaient pas à des solutions de grandes échelles.
C'est le contexte économique alarmant de 1973 avec le premier choc pétrolier, mettant fin au rêve d'une Terre sur laquelle l'énergie serait illimitée et peu coûteuse qui aura l'effet d'une bombe dans le milieu de la recherche mais aussi de catalyseurs pour études futures. Les chercheurs veulent en effet réfléchir à l'autonomie d'une cité selon des facteurs multiples, notamment morphologique ainsi que sur le dévelopement économique des micro-économies domestiques potentiellement engendrées selon les modèles et systèmes d'autosuffisance présentés. En effet, les solutions en terme d'autosuffisance et de déconnexion doivent pouvoir s'adapter à tout contexte urbain ( bien que rapidement, les études montrèrent que l'efficacité des modèles seraient maximum sur une trame urbaine serrée, notamment concernant la collecte énergétique, le développement de l'agriculture urbaine ou encore la réinsertion du végétal ) et engendrés une véritable économie pour pouvoir être réellement des villes énergético-suffisantes.
C'est cette pensée croissante qui permit de faire sortir l'autosuffisance de son caractère artisanal et alternatif pour l'élever au rang des universitaires, entreprises et institutions publiques permettetant enfin de repenser le système de production et de distribution de manière plus réaliste et efficace, dans une pensée globalisante et à toutes échelles confondues.
Néanmoins, les premières esquisses théoriques seront, presque de façon rhédibitoire, tournées vers l'échelle moindre.
Un premier exemple est celui des Bioshelters total energy system (1973) de Day Chahroudi et Sean Wellesleu-Miller (codirecteur du laboratoire d'énergie solaire du Massasuchetts Institue of Technology ou MIT ) . Ces derniers se présentent comme un conglomérat d'unité d'habitation placé sous une forme évolué d'une dôme géodésique de Füller qui, telle une serre en verre ou plastique non-inflammable ( d'une durée de 25 ans), créé un environnement fertile et luxuriant. Ce milieu est réalisable à l'aide de grandes innovations techniques tels le Cloud Gel ( permettant une réduction de chaleur due aux toits ) ou tensegrity Climate Envelope développé par Suntek dont Chahroudu et Miller sont aussi les directeurs. De plus, on pourra dénotter la présence d'automobile électrique pour se déplacer qui se recharge sur des points éolienns ou de tout un appareillage technique produisant, stockant ou recyclant l'énergie (cf. Diagramme).
Au final, ce projet, qui connaîtra un fort succès à la New Alchemy Institut, sera considéré par ses concepteurs comme empreint d'une grande immaturité technique (malgré les solides études technico-technologiques).

Face à ces contraintes matérielles (techniques, technologiques, coût de production...), de coût (ces bioshelters coûtent chers à la construction, à l'achat et d'entretiens) et d'échelle (ce n'est pas une réponse efficace qui peut être globalisante), d'autres penseurs cherchèrent des solutions plus écologiques, applicables à bien plus de typologie territoriales et ayant une véritable approche sociale.
C'est le cas de Yona Friedman, architecte et sociologue français d'origine hongroise qui, dès 1958 dans "Architecture mobile", critique a rigidité des structure et appelle les architectes à libérer les habitations des réseaux.
Rapidement, à l'aube des années 80, profitant d'une remise en cause de la consommation énergétique mondiale (où la crise énergétique avait fait vaciller les priorité de rentabilité industrielle, révélant des coûts de production de masse importants pour la création, la concentration, le stockage ou la distribution qui étaient insignifiant avec une énergie à bas prix), le penseur commença à décrire le concept idéaliste d'un urbanisme radical global qu'il nomme la "civilisation paysane modernisée". Cette recherche d'un nouveau modèle politique, économie et social, interrogeant la gande échelle, passe donc par la réévaluation de l'ensemble des valeurs politiques et économiques (dépassement du socialisme et du capitalisme pour promouvoir une société fondée sur la primauté agricole et la production non-marchande) permettant de multiples réformes technologiques impliquant une réformation des méthodes de production et de distribution (comme véritable stratégie industrielle et agricole) et permettant d'aboutir à l'idéal d'une "civilisation paysanne modernisée que l''autosuffisance locale rendrait indifférente aux crises traversées par économie internationale et peu vulnérables au chômage".
Par ailleurs, Yona Friedman tend par ailleurs à réfléchir de manière simultanée à la récupération et la réutilisation de matériaux et à une société où l'architecte n'est plus un concepteur mais un consultant fournissant des connaissances structurelles et environnementales et un médiateur arrivant à transcrire sur papier les desideratas des commanditaires, incapables d'exprimer de réaliser de façons concrètes leur envies.
Cette utopie se caractérise donc par un urbanisme indéterminé (autoplanification), une production industrielle, agricole et énergétique décentralisée et dispersée de façon équitable sur un territoire donné (autonomie énergétique, alimentaire et de production) et une transition vers une politique autarcique que Y. Friedman considère comme véritable clef de subsistance pour réaliser le passage d'une société industrielle à une société de subsistance.
Par ailleurs, la décentralisation prônée par l'architecte doit véritablement s'accompagner d'une projet de société (puisque ce type de réforme à de lourde conséquences économiques, politiques et sociales) : il faut développe un programme d'économie domestiques interrogeant le juste équilibre entre économie de subsistance et économie industrielle et de décentralisation territoriale où il n'y aura plus de territoires dits "greniers" (comme la Beauce en France) mais une fragemntation teritoriale induisant le concept de régions autosuffisante où la petite échelle serait privilégiée.
Dans les faits, le sociologue imagine une société avec un système mixte de travail où 20 heures par semaines seraient alouées au travail normal (pour avoir des conditions classiques de rémunérations) et 12 heures par semaines seraient des heures dites "complémentaires" pour permettre la production de revenu en nature (pour les productions des biens et des services réservé à notre consommation propre ou à celle de notre voisinage proche). Ce système permettrait la libération des travailleurs d'une part de leur servitudes et la garantie d'une sécurité alimentaire et énergétique ne dépendant pas d'une fluctuation quotidiennes des prix et des offres d'emplois.
De plus, l'architecte stipule une

où l'architecte n'est plus un concepteur mais un consultant fournissant des connaissances structurelles et environnementales et un médiateur arrivant à transcrire sur papier les desideratas des commanditaires, incapables d'exprimer de réaliser de façons concrètes leur envies.

l'essai loupé des utopies urbaines. Dans quel contexte c'etait et pourquoi cela n'a pas fonctionner?
Au premier plan de ces interogations purement théoriques se trouve l'adéquation de l'utopie energétique et des preceptes de l'urbanisme durable (renouvelable)…
L'utopie de l'autosuffisance energetique pensé a l'echelle d'une ville s'ecroule et ne devient plus qu'une demis mesure car il est repensé en unité d'habitation on pense le procédé a l'achelle d'un logement individuel. Et ce procedé ne peu se dévelloper que ainssi jusqu’à……






2): ( partie historiciste , voir les références du Livre " Le rêve d'une deconnexion " présenté la dernière fois ) De l'unité à la ville

a) Bioshelter b) yone friedman civilisation paysanne modrnisée c) Alexandroff et sa cité autoénergétique --> developpement plus important de ce dernier exemeple pour effectuer la comparaison future entre le présent exemple et une réalisatino concrète : la vile de Güssing ) .

--> étude montre actuelle inadaptabilité modèle à tissus urbains actuels mais grande potentialité sur accélération crise environnementaleou économique --> Plus actuel que jamais donc ( context crise éco + COB21 )

3) ( partie étude de cas )

: Güssing est une commune autrichienne d'un peut plus de 4337 habitants et d'une superficie de 49,31Km². Une densité avoisinant les 88 habitants par Km².

Du point de vue économique, avant la mise en place du plan énergétique, la région était la plus pauvre d'Autriche.



La ville de Güssing, se veut la championne européenne des énergies renouvelables.« Gussing est la seule ville en Europe totalement autonome en énergie, aucune autre ville n'ayant encore atteint les 100% d'autonomie grâce aux énergies renouvelables », affirme Reinhard Koch, directeur du Centre européen des énergies renouvelables de Güssing.

Les énergies renouvelables, contrairement aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), utilisent des flux inépuisables d'origine naturelle (soleil, vent, eau, croissance végétale).

( réflexion sur le fait que la ville a eu un essor économique avec le lancement du plan energétique)
« Il y a une quinzaine d'années, la région de Gussing était la plus pauvre d'Autriche, et la population, confrontée à des difficultés économiques, était obligée de partir chercher du travail ailleurs. Il fallait faire quelque chose », indique le patron de ce centre de compétence pour les énergies renouvelables.

en 1995, grâce à l’aide financière de l’UE et à l’impulsion du maire Peter Vadasz, la création d’un Centre Européen des Energies Renouvelables a révolutionné la politique énergétique de Güssing.

(Une dynamique créatrice d’emplois)
Au final, les émissions de CO2 ont diminué de deux tiers, et la ville est tellement autonome du point de vue énergétique qu’elle produit plus qu’elle ne consomme, les surplus lui rapportant 20 millions d’euros par an. Le changement de cap énergétique est à l’origine de 1 500 nouveaux emplois et de l’installation d’entreprises attirées par la stabilité des coûts. Cerise sur le gâteau, 300 à 400 écoutouristes visitent la ville chaque semaine pour découvrir cette réussite insolente.

Les élus locaux ont alors décidé de mettre en place un nouveau plan énergétique, mettant à profit la grande quantité de biomasse (les matières organiques produites par les végétaux et les animaux) disponible dans la région, afin de remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables.

L'application de ce plan, piloté par le Centre européen des énergies renouvelables, un organisme sans but lucratif, a ainsi permis la création progressive de 35 installations de production d'énergie, sous forme de sociétés d'économie mixte avec la participation des agriculteurs locaux pour l'approvisionnement des matières organiques.

Des centrales de production de biogaz pour la production de chaleur et d'électricité à partir de maïs, de trèfle et d'herbe, de biodiesel pour la production de ce carburant à base d'huile de colza, de gazéification du bois pour la cogénération de chaleur et d'électricité, et des installations solaires thermiques (eau chaude et chauffage), et photovoltaïque (électricité) ont ainsi été mises en place.

L'éolien n'a pas été développé faute de sites suffisamment ventés. « Aujourd'hui, nous avons une avance de trois ou quatre ans sur le reste de l'Europe dans les technologies des énergies renouvelables », estime Reinhard Koch.
La centrale électrique de gazéification du bois pour la production combinée de chaleur et d'électricité « est la première du genre au monde », assure Daniela Augustin, guide du Centre européen des énergies renouvelables.

+ création fene^tre photvoltaïquze depusi 1 semaine ( fin octobre 2015 )



4) Compoaraison d'un système pensé et d'une réalisation conrète
( non réalisé car manque de temps )

5) Conclusion et ouverture

(((((( Les enjeux écologiques sont une nécessité qui va déterminer le devenir de l’organisation sociale, voire de l’Homme. Sans une utopie, une vision à long terme, la vie sociale sur cette terre est vouée à l’entropie, à la désorganisation sociale. )))))))))
Y. Friedman

Voir aussi :

Groupe thématique : TD

Thème majeur : déconnexion énergétique

Notions - mots clefs : déconnexion, énergie, autosuffisance, utopie

Famille : Texte ouvrage et direction d'ouvrage, Concept tous

Échelle : M

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