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CHCH1 - Art dans les cours

Statut

Art dans les cours - 2015_...

Sujet : Les événements artistiques dans les cours

Auteur : Chapin Charlotte

Diffusion : TD Nicolas Simon

Travail d’une épaisseur sur le sol de la cour

Le travail du sol de la cours intervient sur une surface limite très importante dans la perception de l’espace. C’est grâce à cette surface que l’on comprend toute la forme de la cours. C’est aussi la surface sur laquelle se déplace le corps, elle indique l’horizontale, la surface d’évolution, elle est fondamentale pour la régulation de l’équilibre et le contrôle du corps. Le travail de cette surface change donc totalement la perception de l’espace et désoriente totalement le spectateur en trompant ses sens. Ici, la surface a été doublé par une couche de silicone, le sol que l’on voit n’est pas celui sur lequel on marche, les seuls éléments auxquels on peut faire véritablement confiance pour évoluer dans l’espace sont les parois verticales qui délimitent la cours.

Travail d’effet optique sur les parois de la cour

Le travail des parois est un travail de dé-construction de l’espace clos de la cours, une déstructuration des limites de celui-ci. “Felice Varini nous permet de découvrir un lieu qu'on croyait connaître. Il anime les façades des immeubles, avec un ensemble de lignes et de formes, toutes très colorées, qui se construisent et se déconstruisent dans un jeu visuel très spectaculaire.” “Ce travail artistique de Varini sur le point de vue, sur l’ordre et le désordre, interpelle aussi tous ceux qui, dans les entreprises, doivent en permanence recaler leur vision stratégique et leur point de vue professionnel pour adapter leur activité à un environnement en mutation permanente.”

Mouvement de l’objet face au spectateur immobile, par la projection vidéo

L’installation bouge indépendamment du spectateur, elle s’ancre alors d’autant plus dans la cours. Ce vide est perçu comme un élément indépendant du spectateur qui existe malgré lui tout comme le déroulement de l’oeuvre. C’est le cas des projections vidéos, ici couplé à la présence d’un objet. Cette installation dé-construit les limites malgré l’immobilité du spectateur. Elle renforce alors le caractère immuable et autonome du vide architectural tout en interrogeant sa temporalité par le mouvement.

Mobilité complète, le mouvement du spectateur entraîne celui de l’objet

Cette installation incite le spectateur à se déplacer à travers l’oeuvre, induisant ainsi un mouvement de celle ci. Le spectateur est ainsi fortement impliqué au coeur de l'installation et de l’espace qu’il modifie. Le caractère immuable de la cours perd donc de la force. Le corps et l’espace possède une dialectique forte. Le corps n’est plus au centre d’un vide mais il participe à la constitution de l’architecture du lieu.

Mouvement du spectateur face à un objet immobile suspendu

Le spectateur est ici invité à se déplacer à travers l'installation qui reste immobile. Ce mouvement modifie la perception d’ensemble de la cour en jouant sur un effet de masque et de révélation de ses limites. Cette installation modifie aussi la perception du lieu par la réfraction et les reflets des éléments transparents et suspendus. Le corps joue donc un rôle dans la construction des limites du vide architectural mais ne prend pas part à la constitution de l’architecture de ce dernier.

Saturation de la surface limite du vide architectural

La saturation du sol de la cour par l’objet constitue un travail en soi d’une des surfaces limites. Ce travail, comme on l’a déjà vu modifie la perception du volume inscrit dans le vide architectural. La prolifération de l’objet donne de la transparence à cette surface malgré l’opacité à laquelle on peut s’attendre. Cette oeuvre ne trompe pas les sens lors de la pratique du sol mais elle masque et révèle la surface sur laquelle on marche, elle invite donc à spectateur au doute, qui prend le temps de la réflexion avant de s’engager.

Saturation du vide architectural

La saturation du vide de la cour dans l’ensemble de son volume ne se contente pas d’altérer la perception du vide architectural, elle nie l’existence de celui-ci. La cours perd alors son caractère de vide au milieu du plein architectural. Ce vide saturé par la présence de l’objet artistique n’induit pas de parcours particulier du spectateur. Il masque les directions données par l’architecture de la cours, brouillant par un jeu de transparence et d’opacité tout les indices que le spectateur pourrait trouver sur les surfaces limites de la cour.

L’objet ponctuel comme point central de la cour

La présence de l’objet artistique ponctuel met en avant le vide architectural de la cours. En effet, il fait exister celui ci, par une ponctuation qui par opposition révèle le vide qui l’entoure. Il induit un mouvement circulaire du spectateur qui va ainsi parcourir l’ensemble de la cour. Il empêche le spectateur de traverser la cours d’un bout à l’autre de manière rectiligne tout en lui lassant tout les indices apparents pour le guider.

Cadrage sur l’installation, par les limites bâties de la cours

La forme de la cours donne un cadre à l’installation artistique, elle induit la forme et l’emprise de celle ci au moment de sa conception mais aussi la contient dans sa perception. Elle peut créer de la tension entre l’objet et les limites bâties mais aussi un véritable cadre visuel bâti alors que les oeuvres sont données à voir en contre plongé. Ce cadre met en valeur l’oeuvre tout en le dotant d’une impression de pré-existence de l’oeuvre d’art, à la manière du cadre d’un tableau.

Cadrage sur l’objet par l’entrée dans la cour

L’arrivée dans la cours est généralement intime, elle se fait par une porte, un couloir… L’ouverture de ce lieu étroit sur un espace plus ouvert induit un cadrage sur l’oeuvre présente dans la cours. On découvre celle-ci au dernier moment. Ce cadrage, s’il est pensé, met en avant l’installation artistique, à la manière de la scénographie d’un musée, d’une exposition, qui joue sur les masques visuels et la mise en valeur des objets par leur disposition. Ici, le cadrage sur l’oeuvre au bout du couloir invite le spectateur à découvrir son ensemble, il constitue donc un appel fort.

Le fond de scène comme analogie de l'amphithéâtre romain, en plongée

Le fond de scène joue un rôle important dans la perception de l’art, notamment ici lors de la représentation de l’art vivant. Une installation est ajouté pour accueillir le public et permettre la représentation théâtrale, de chant, de spectacle... L’architecture devient alors à la fois un cadre et un décors. La cour joue un rôle important, comme le faisait les amphithéâtres romains, à la fois social et technique. Elle permet une propagation du son et de l’image en créant un lieu clos qui rassemble l’audience.

Le fond de scène comme analogie du cinéma, en contre-plongée

La cours peut aussi être le support de média vidéo, aucune installation d’accueil n’est nécessaire. La projection peut avoir lieu directement sur les surfaces de la cours ou sur un écran. Ici l’écran est installé assez haut et bénéficie des apports lumineux et décoratifs des façades. Ces éléments modifie la perception de la projection et peuvent l’altérer. Le fait de voir l’écran en contre plongé coupe le spectateur de la réalité en changeant la direction de son regard, cela permet donc de focaliser son attention sur l’écran et non sur ce qui se passe autour de lui.

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