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DT_OLG - L'invention du confort: naissance d'une forme sociale

Statut

L'invention du confort: naissance d'une forme sociale - 1994_...

Confort - Dimitri Toubanos

Sujet : L'invention du confort: naissance d'une forme sociale - conclusion

Auteur : LE GOFF Olivier

Diffusion : Lyon: éditions Presses universitaires de Lyon, 1994, 215p., pp 203-206 (conclusion)

L’auteur, Olivier le Goff, écrit ce texte en 1994, c’est-à-dire un moment où le ralentissement économique des pays industrialisés européens, suite à la baisse progressive de la consommation de masse de produits domestiques industriels, se fait sentir. C’est également le début de la démocratisation des nouvelles technologies, qui changent notre rapport au monde. Ce sont peut-être ces changements qui amènent l’auteur à s’interroger sur la notion de confort et ce qu’elle représente pour les sociétés occidentales. Le caractère ambigu de cette notion, qui s’applique aussi bien à la sphère publique que privée, le conduit à se demander en quoi son histoire, ses modalités et ce qu’elles représentent impactent notre vision de la société et des sociétés plus lointaines, au moment même où les réalités qu’elle recouvre évoluent.
L’auteur revient dans le texte sur les différents sens et sur l’histoire du confort, pour en faire une définition actuelle. Ainsi, cette notion, issue de celle du luxe aristocratique, devient une valeur bourgeoise au XIXème siècle. Cette classe sociale en fait un apanage moral qu’elle tente d’appliquer aux classes ouvrières, plus défavorisées. Le confort devient alors instrument de contrôle social. Il devient alors dans le même temps une préoccupation d’ordre public, bien qu’issu de la sphère privée. Le confort recouvre alors aussi la gestion de l’inconfort.
La démocratisation de la notion et des modalités du confort est également liée à l’industrialisation, elle devient synonyme de gain d’effort et de temps, et s’accomplit pleinement pendant les Trente Glorieuses. Le confort devient alors un enjeu social, et la société, une société du confort, qui fait de cette notion un gage de sa modernité et un critère de jugement.
Néanmoins, l’auteur insiste sur les paradoxes de cette notion. En effet, le confort, très généralisé et lié aux technologies modernes, n’est pas accessible à tous et ne concerne pas certaines sociétés non industrialisées.
Ainsi, l’idée de confort comme phénomène social doit être réinterrogée. Le passage de la notion de la sphère privée à publique lui permet de recouvrir des notions plus larges qu’un simple bien-être matériel et domestique. Le confort a beau s’être largement répandu, son universalité est encore à interroger selon l’auteur.

Document lié : 160917_TD_THEORIE_ARCHI_LE_GOFF_Conclusion.pdf

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