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GRT_03 - paysannerie urbaine 01

Statut

paysannerie urbaine 01 - 2016_...

2016_RIGAL

Auteur : Caroline GUILVARD - André RIVAS - Maobeh TAVAKOLI

Diffusion : Salomé Rigal

La paysannerie urbaine
L'autosuffisance alimentaire est un aspect majeur de la déconnexion. En effet, dans les pays industrialisés, la production végétale et animale est fortement industrialisée jusqu'à devenir une "super machine agricole" selon Yona Friedman. De plus, à l'époque de la mondialisation, les échanges commerciaux banalisent l'accès aux denrées plus exotiques impossibles à produire localement. Cette industrialisation de l'agriculture est gourmande en énergies: transport, machines... et on souhaiterai alors revenir à une agriculture plus traditionnelle, celle du paysan qui gère une exploitation à son échelle et vend ou échange ses produits à proximité par exemple. Faudrait-il alors repenser la relation entre l'industrie et l'agriculture pour tendre vers l'autosuffisance ? Dès 1809, Thomas Jefferson considère que : "un équilibre entre agriculture, manufactures et commerces est certainement devenu essentiel à notre indépendance". Cet équilibre entre agriculture et industrialisation est appelé "paysannerie urbaine" ou "agriculture urbaine". La paysannerie urbaine permet d'améliorer la ville moderne industrielle et globalisée en créant des "champs cultivables" par les habitants des métropoles. A l'origine horizontale, elle s'adapte pourtant à la verticalité et à la densité de la ville.
C’est en créant des parallèles avec l’histoire et une schématisation chronologique, que l'on comprend l'intérêt d'un retour vers la paysannerie dans la ville contemporaine.
I) Historique - Les ancêtres de la paysannerie urbaine
A l'origine, les sources de nourriture étaient situées proches des formes urbanisées. Puis avec l'industrialisation et le développement de transports, la distance entre production alimentaire et lieu de consommation augmente. Aujourd'hui, les formes urbaines ne reflètent plus leur mode d'approvisionnement en nourriture : il y a des espaces pour vendre et consommer et d'autres pour produire, l'agriculture est déconnecté de la politique urbaine.
1) Typologie paysanne
Une typologie paysanne correspond au petit village dont les activités sont concentrées à l’intérieur des champs. Il s'agit d'une typologie très horizontale avec des logements très bas pour limiter le cout de construction. Les produits sont consommés ou transformés sur place, ils peuvent être troqués avec les voisins. La production est au rythme de la terre : il faut labourer, semer, cueillir à la main ou à l’aide du bétail. A l'origine cette typologie est bio, écologique et autosuffisante.

 
2) Typologie de la paysannerie urbaine traditionnelle
La paysannerie urbaine nommée ici « traditionnelle » est le passage de la paysannerie à l’urbanité. Les activités et échanges sont divisés entre la culture dans les champs, les manufactures des industries et les services en ville. Dans cette typologie, toujours horizontale, il n’y a pas de grande distance entre ville et champs.
La paysannerie urbaine traditionnelle est aussi le début de commerce à plus grande distance, à plus grand rayon de déplacement. Une partie majoritaire de la production est toujours produite et consommée sur place, le troc a toujours sa place, et les commerçants se déplacent à faible vitesse, en bateau, charrettes et autres moyens qui n’utiliserait pas d’énergies fossiles et, parfois, sur de longues distances si le produit est rare.



3) Typologie de l’urbanité
(ou la ville subissant l’industrie et la globalisation)
Cette typologie serait la ville contemporaine, qui a écarté les champs pour évoluer horizontalement, puis verticalement. La distance entre les champs et la ville est très grande, l'import se développe de plus en plus. La production et le transport de denrées alimentaires utilisent des énergies polluantes et coûteuses à long terme. Cette typologie anti-écologique dispose malgré tout d’atouts, comme une forte vie culturelle et professionnelle, mais non liés à la production agricole. La ville est confortable et fonctionnelle .


Suite à l'étude de cette chronologie urbaine schématique, nous avons regardé les possibilités de déconnexion de la ville contemporaine face à une mondialisation de plus en plus importante. La typologie urbaine qui permet de rassembler les atouts des typologies précédentes est celle de la paysannerie urbaine.
 
II) Nouvelle paysannerie urbaine / paysannerie urbaine utopique
La paysannerie associe l’urbanité et l'agriculture. Cette ville est rentable à long terme. La ville reste confortable et fonctionnelle tout en maintenant une vivacité culturelle et professionnelle. Ce sont des atouts auxquels l’habitant de la ville tient beaucoup tout en encourageant l’entraide et l’éco responsabilité.
« L’individu aima la ville parce qu’en le libérant de la nature, des hommes et des choses, elle a grandi en lui la part de la conscience singulière et l’Idée. À présent, la mégapole induit une conscience globalisée, planétaire, dépersonnalisée. » Mathieu Terence, Masdar


1) Production
Les aliments sont produits et consommés sur place. La production est transportée à pied, échangée ou exportée rapidement par convois fonctionnant à l’énergie durable.
Ces champs urbains permettent la production d’aliments, avec un gain de temps et de quantité produite par rapport à la paysannerie traditionnelle, grâce aux outils contemporains. Ce retour à la paysannerie en ville, permettent de produire bio, pour moins cher et de réduire l'emprunte écologique.
Par ailleurs, la production alimentaire à l'intérieur des villes permet une déconnection par rapport à l'économie mondiale, la politique, l'inflation et la crise, qui influent indirectement sur notre pouvoir d’achat et de consommation : c'est le principe de "resilient city". A plus petite échelle, ce mode de production permet déjà de réduire la dépendance aux chaines d'approvisionnement lointaines. A terme, c'est une autosuffisance alimentaire partielle qui peut se mettre en place au cœur de la ville.
2) Transformation de la ville
Outre la réduction de l'empreinte écologique et l'amélioration de la sécurité alimentaire, l'agriculture urbaine peut aussi jouer un rôle dans la transformation verte de la ville : régulation des eaux pluviales, meilleures qualité de l'air, programme social. En effet, l'objectif est non seulement de nourrir la population mais aussi de reconnecter les citadins avec leur nourriture et leur environnement à travers l'agriculture urbaine.
Pour cela, les champs urbains, peuvent s'infiltrer dans tous les recoins inoccupés de la ville : parcelles inoccupés, recoins inconstructibles, toitures d'immeuble.. Les possibilités sont multiples et permettrait de rentabiliser le moindre espace inoccupé, non pas au profil d'une densification mais d'une prolifération de "tâches vertes" dans la ville. De plus, dans une optique de développement parallèle majeur des transports en commun, des espaces à potentiels pourraient aussi se libérer, notamment au niveau des infrastructures automobiles qui représentent une grande surface au sol. Cependant, ces infrastructures posent le problème de la perméabilité des sols, nécessaire aux développement de champs urbains.
La conception d’une nouvelle paysannerie urbaine peut être aussi un levier économique, car elle implique le développement d’énergies non polluantes (rentables à long terme), la création de système de recyclage énergétique. La production alimentaire est éco-responsable car l'énergie dépensée à la production et le transport est minimum. En effet, en réduisant la distance entre producteur et consommateur, l'agriculture urbaine peut diminuer sa dépense d'énergie. De plus, cuisiner à partir de produits non transformés, produit moins de carbone.
nouvelle typologies architecturale (bat ferme verticale) + complexification du logement au profil d'une autosuffisance alimentaire (et peut-être énergétique mais bon..)
3) Impact social
Création de communauté de production (community food systems)
Impact pédagogique sur l’homme par rapport à l’énergie, car elle devient plus facilement quantifiable et valorisée, pour un comportement plus responsable de l'homme.
Entraide et échange
+ de lien social 
III) Comment
Paysannerie urbaine horizontale – utiliser les espaces residuels

Projet Growing power au US, developpement de community food systems p16,17
Public Farm I concu par la WORK architecture Compagny + ludique et éducatif, energie solaire et eau de pluie, qui ressemble a un parc d'attraction écologique et producteur p 22,23
Arup, champ de mais de zuidas zone de developpement a Amsterdam, agriculture urbaine pour un nouveau type de domaine public, et production d'aliments au niveau local p26,27

Victory gardens 2008+ - projet fiancé par la municipalité de San Francisco pour favoriser la convertion de cours, jardins, rebord de fenêtre, toitures et terrains inutilisés en zone de culture d'aliment bio.
Inspiré par les programmes Victory Gardens lancés durant la première et seconde guerres mondiales. Recreer une communauté de producteurs urbains. P 37-38

 
Paysannerie urbaine verticale – utiliser les toits

Brooklyn Grange – entreprise commerciale de culture bio installée sur les toits de New-York avec participation publique p 52-53
reduire la chaleur de l'air ambiant et de la surface de toit grace a l'évapotranspiration

Salad Bar p 62 structure modulaire verticale permettant de faire pousser des plantes. Un bar entre les cloisons végetalisées qui offre une vision ludique de la facon dont le concept d'autosuffisance est integré dans la vie uraine
recueille l'eau de plus et la stocke dans lun reservoir central a la base du mur qui humidifie…

the Farm project p 64 une série de projets culturels developpes par le fabricant de robinetterie dornbracht et qui tous se situent à l'intersection de l'architecture, de l'art et du design. La cuisine qu'il expose a été conçu comme un atelier pour les senset vise à rétablir à l'harmonie entre l-homme et la nourriture. Casseroles, poeles et jambons sont suspendus au plafond. Moutons, chèvres et porcs vivants rappellent que la viande ne provint pas du supermarché, mais d'animaux qu'il faut tuer.
Paysannerie urbaine verticale

Document lié : La_paysannerie_urbaine.pdf

Lien externe : http://vincent.callebaut.org/page1-img-asiancairns.html

Voir aussi :

Groupe thématique : TD

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