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KEYS1 - Yona Friedman "Représentation des processus"

Statut

Yona Friedman "Représentation des processus" - 2008_...

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Sujet : « Représentation des processus»,

Auteur : Friedman Yona

La réalité physique est largement déterminée par des processus.
Généralement, un processus ne peut être isolé et séparé des autres.
Tous les processus sont plus ou moins reliés entre eux et forment un
enchevêtrement de fils qu’il est impossible de défaire.
Si nous considérons, pour plud de facilite, des processus isolés, le
modèle mathématique les concernant nous conduit à des formules
aboutissant à des résultats. Mais, dans la réalité, les résultats sont
moins importants que le cheminement qui y conduit.
Prenons un exemple simple d'arithmétique : 2+2 = 4, 1 +3 = 4 et 3+ 1
= 4 son trois opérations qui aboutissent au même résultat.
Mais, en tant que re présentation d'un proccssus, 2+2 est différent de
1+3, et tous deux sont différents de 3+1. 2+2 est un processus qui
propose la répétition d'une opéralion {( 1+1)+ (1+1)]. Pour 1+3 c'est
1+ (1+ 1+1), alors que pour 3+ 1, c'est (1+ 1 + 1)+ 1. Traduites en
langue des processus, toutes ces fomulations sont différentes.
Si, en arithmétique, nous considérons que le résultat n'est significatif
que si nous connaissons le chemin par lequel on y est parvenu, nous
nous apercevons que n'impomte quel nombre est le résullat d'une
infinité de chemins possibles.
Par exemple : 4 peut être obtenu par les additions 0+4, ou 1+3, ou
bien 3+1 ou 2+2; mais aussi par les soustractions : 4-0, 5-1, 6-2, etc.
en avant vers l'infini.
Les observateurs scientifiques ne recherchent le plus souvent que
des résultats, car les processus sont, en général, difficiles, sinon
impossibles, à observer. L'adoption d'un modèle mathématique
Indique rarement, autre chose qu'un résultat numérique, laissant
dans l'ombre le chemin par lequel ce nombre a été obtenu.
En mathématiques, négliger le chemin est souvent acceptable, alors
que cela peut avoir des conséquences graves pour les observations
concernant le monde physique. Le modèle mathématique n'indique
pas de chemin : c'est une de ses faiblesses.
En eftet, les mathématiques (et la logique) ne sont qu'un langage. Si
on relate des événements en un langage quelconque, le langage
restructure les événements. Certains langages utilisent des verbes
pour exprimer l'existence, d'autres uniquement pour exprimer tes
actions ; enfin, il y a des langages qui n'utilisent aucun verbe.
La logique (métalangage) se réfère à des objets et à des propriétés.
Mais, si ces catégories n'existaient pas ?
Le renoncement de la physique au bon sens peut être considéré
comme un troisième risque. Tous nos concepts tacites interviennent
dans notre système cognitif. La certitude que les choses sont
distinctes est une caractéristique innée de notre espèce. La vision
holistique est innée chez d'autres espèces.
Nous sommes incapables de penser de manière holislique, et encore
moins de parler de manière holistique. Quand nous sommes en face
d'une réalité holistique, nous utilisons des subterfuges.
Et si la réalité n'était ni analytique ni holistique, mais simplement
compliquée (enchevétrée)?
Ce n'est pas exclu, mais nous n'avons aucun moyen de l'exprimer, ni
par le langage courant, ni par un langage formel. Nous nous
réfugions alors dans les émotions (poésie, mysticisme, etc.), qui ne
sont pas communicables.

Voir aussi :

Groupe thématique : texte

Notions - mots clefs : processus, adddition, soustraction, monde physique,

Activités : Texte

Échelle : L

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