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NPP - Nomadisme et Précarité

Statut

Nomadisme et Précarité - 2016_...

Précarité

Auteur : Rocco Paoli, Salomon Najaman, Nicolas Prossi + Salomé Rigal

Diffusion : Salomé Rigal

Nous nous sommes questionné sur le potentiel créatif, innovant du nomadisme et de la précarité. 
L'évidence qui nous est d'abord apparut était que les précaires sont un poids pour le reste de la société. Puis nous nous sommes demandé si ce n'était pas une construction de l'esprit. 

Dans l'article Des-équilibres humains, Il est mît en évidence qu'il existe un rapport de norme autour des modes d'habités et que c'est au moins en partie ces normes qui façonnent la précarité. 
La précarité amène à ne pas respecter les normes existantes  (par choix ou par défaut) et donc à inventer des nouvelles formes d'habiter.
On s'est alors demandé si ces nouvelles formes d'habiter étaient uniquement négatives ou si elles portaient en elles des idées plus profondes et positives que l'échec..
Foucault nous demande dans la préface de l'Anti-Oedipe de "considérer que ce qui est productif n'est pas ce qui est sédentaire mais ce qui est nomade "
Gilles Deleuze lui aussi parle de la pensée nomade en des termes positifs : « La pensée est affectée par l'espace. Dans un mode sédentaire, l'espace a été fermé et les données sont ordonnées sur un plan de la transcendance ( verticalité et hiérarchie) Dans un mode nomade la pensée circule elle suit les lignes de fuite, elle est dans tout. On pourrait parler d'un mode de pensée aléatoire, intuitif, libéré des espaces clos de la pensée transcendantale. »
Cependant Deleuze et Foucault parlent du nomadisme comme d'un mode de pensée, et nous nous demandons à quelle point les réflexions philosophiques sur un mode de vie nomade peuvent elles être appliquées au mode de vie nomades que les précaires rencontrent?

Nous nous sommes demandées si ce n'était pas le fait que la précarité soit choisit ou subit par l'individu qui pouvait jouer sur le fait que ce nomadisme soit vecteur d'invention..Mais nous pensons que la précarité est toujours le produit de choix conscients ou inconscients et d’événement subit ou choisit et de  dispositif sociaux .. La précarité est  très rarement que  choisit ou que subit ..



Nous nous sommes aussi interrogé sur ce que dit Colette Petonnet lorsqu'elle parle des bidonvilles de la région parisienne des années 60 et 70 comme des "passages transitoires" pour les immigrés récemment arrivés. Nous nous sommes demandés si c'est bidonvilles pouvait aidés a se réinsérer des gens en situation précaire ou si ils n'était capable d'endosser ce rôle d'intégration uniquement pour les migrants récemment arrivés.

Si les bidonvilles de la banlieue parisiennes avait une fonction de passage transitoire, c'est parce que les habitants avaient le contrôle de leurs habitat. On peut se demander comment cette logique de maîtrise de son habitat peut se  répéter hors des bidonvilles pour les gens a situation d’extrême précarité?
 Est ce que c'est le fait d’être en groupe qui permet cela ?
Est ce que c'est le fait de disposer d'un territoire propre ?
Est ce que c'est les deux ?
Est ce que dans un mode de vies comportant plusieurs abris plus ou moins sur mais pas de territoire propre il est possible de retrouver une maîtrise de son habitat?
Est ce que la maîtrise de son habitat peut venir d'un habitat offert par un tiers ou est ce que la maîtrise de son habitat passe par le "gain" d'un territoire?

Voir aussi :

Groupe thématique : TD

Activités : Texte

Famille : Concept autre

Échelle : XL

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