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NPSn_2 - Relation conflictuelle entre société et précarité?_REL_02

Statut

Relation conflictuelle entre société et précarité?_REL_02 - 2016_...

Précarité

Sujet : La relation conflictuelle entre société et précarité

Auteur : NAVARRE Marie PODEUR Anna SOLMON Margaux + RIGAL Salomé

Diffusion : RIGAL Salomé

Par quels procédés la relation plus ou moins conflictuelle s’établit-elle entre société et précarité? Par quels moyens y remédier?
Dans quelle mesure une entente entre société et précarité est-elle utopiste?
On se tourne davantage vers le rapport d’une précarité générale et à son rapport avec la société. On ne cerne donc pas un type de précarité.

I. Une considération corrélant plus ou moins avec les besoins - on impose un mode de vie:

a. Les pouvoirs publics
- dans la bibliographie, les cellules d’habitations conçues par des architectes limités dans l’idée
Quels sont les équipements qui dénormalisent les besoins des personnes souffrant de précarité ?
- Salle de Shoot ( évolution : on n'impose pas la sobriété aux gens)
Une salle de shoot va ouvrir à Gare du nord courant octobre 2016
Quel critère de temporalité est à considérer ? Doit-on trouver une alternative durable ?
- les favelas ou les township : cas étudié l’Afrique du sud, Soweto.
(1. Quartiers de répression pendant l'Apartheid c'était les camps d'où on ne pouvait sortir
2. Lieu des premières révoltes des engagements politiques de la naissance d'une république
3. soutiens entre riverains création d'un sentiment d'appartenance
4. 22 ans après la l"libération" on ne quitte plus les township on y reste Soweto et d ailleurs plus grand que Johannesburg et par contre il y a des endroits très précaires "indignes" rien en dur pas d eau, ya des logements en durs avec juste de la tôle en guise de toit mais l eau courante et il y a des putains de villas aussi. des gens qui ont fait fortune mais n'ont pas voulu quitter ce quartier )
- Les réfugiés de Calais , temporaire ou non, question du budget ..
doit-on concevoir une échelle urbaine et considérer un grnad nombre des personnes considérées à la fois ou se soucis de l’individualité ?
- camp de migrants à Paris : projet de Julien Beller (un hameau de petits villages dans un même camp)

b. la société civile
dans quelle mesure des aides non gouvernementales organisées peuvent participer à un meilleur confort de vie ? En quoi sont-elles limités ?
- Les aides normalisés (restos du coeur, secours populaire et des valontaires pour construire des logements (associations type utopia 56 dans les camps) où l’on peut caractériser le nécessiteux par des besoins identiques pour chacun)
- des aides plus ou moins organisées ciblant un petit nombre d’individu en le considérant comme actif et non juste réceptif aux dons (les compagnons bâtisseurs, des formations professionnelles, des suivis psychologiques)
De manière spontanée comment la société civile et les différentes classes sociales interagissent entre elles ? Y a t il un traduction spatiale ou architecturale de cela ?
- des possibles rejets entre classe opposées en terme de spatialisation (bibli : la ville des riches et la ville des pauvres Secchi)

II. Comment les solutions sont-elles perçues actuellement? Doit-on remettre en cause la normalisation au sein de la question de la précarité?

La question du paradoxe entre une société qui veut se montrer en faveur des sdf, et qui d’un autre côté met en place des dispositifs à leur encontre.
- Une société qui n’est pas perçue comme « sauveuse », qui est plus ou moins rejetée par une grande majorité.
La question de l’effacement de soi dans une société qui les rejette? (Le corps est l’interface entre l’individu et le social.)
S’interroger sur les dispositifs mis en place ou qui pourraient l’être dans le cadre d’un réinvestissement de son image et d’une revalorisation de son estime.
Paradoxe : Le contrôle social passe aussi par le contrôle de l’espace et du temps. Les politiques urbaines actuelles visent de plus en plus à contrôler, aseptiser, contraindre et normaliser l’espace public. Mise en place de mesures limitant l’usage et l’accès des personnes sans abri à l’espace public, la question du mobilier urbain en défaveur des personnes en situation de précarité… Exemples : la rénovation des stations de métro qui a donné lieu au remplacement des bancs traditionnels par des installations plus « modernes » qui séparent les places sur les bancs empêchant toute possibilité de s’allonger.
-dévalorisation de la personne : on leur créer des dispositifs qui leurs sont destinés sans leur demander comment ils veulent vivre essayer de considérer leur manière de vivre. On parle de normalisation. Il faut s’interroger sur les dispositifs mis en place ou qui pourraient l’être dans le cadre d’un réinvestissement de son image et d’une revalorisation de son estime. Peut-être sortir de la normalisation de la société.
- Peut-être que la question n’est pas d’assurer un hébergement à long terme, ni même les repas, mais plutôt un « port d’attache » où ils pourront « faire escale », le temps de se nettoyer, téléphoner, se changer, ou bien encore de prendre leur courrier..

Paradoxe entre l’échelle nationale et l’échelle locale : Vision tolérante et généreuse des sans-abri au niveau national, réalité locale où la cohabitation entre sans-abri et riverains est parfois difficile.

III.Futures initiatives ?

Il est important de préciser que l’étude de ces divers formes de précarités sont à résoudre séparé-ment, les besoins variant en fonction de chaque individu. On peut ainsi se demander s’il est tout sim-plement possible de répondre à cette pluralité de demandes ?
Beaucoup d’architectes et autres acteurs de la Société se sont penchés sur la question.
-Face aux flux migratoires de plus en plus importants, Doug SAUNDERS affirme dans le livre « Arrival City : How the Largest Migration in History Is Reshaping Our World » (2011) que « le migrant est un être en mouvement, il transforme, urbanise chaque étape de son parcours, du village où il laisse sa famille jusqu’à la métropole où il arrive ». Et propose ainsi un renver-sement : et si la ville précaire contenait dans son dynamisme interne sa propre solution ?
-Teddy CRUZ « les réponses les plus intéressantes à la crise viennent des conditions de rareté, pas d’abondance ».
-L’habitat pour tous, par faiblesse ou inaction délibérée, les Etats tolèrent l’habitat informel, mais le laissent susbsiter en équipement, voire sans eau ni énergie.
-Mobilisation, autoconstruction : Christopher ALEXANDER, quartier de Mexicali « a pattern language » composition participative, habitants acteurs
-Julien BELLER premier camp de migrants, porte de la chapelle, question de l’échelle : quar-tiers, gestion de l’accueil, etc
-Balkrishna DOSHI à Aranya logement social relogement de 40000 habitants de bidonvilles in-diens, sous forme de quartier mais critiqué du fait qu’il « maintiendrait des modes de vies sous-développés », ces populations mises à l’écart, où loger ces populations précaires ?
-Retour de la prise de paroles des individus de nos jours, bénéfique mais complexe…


Références:
- Fixes sans domicile, réflexion autour de la mobilité des SDF Djemila Zeneidi-Henry
https://www.cairn.info/revue-espace-geographique-2007-1-pag…
- Les sdf et la ville, Djemila Zeneidi-Henry - Habiter autrement : http://www.habiter-autrement.org/10.autres/05_aut.htm
- http://www.huffingtonpost.fr/2016/10/08/le-premier-camp-de-migrants-de-paris-presente-par-son-architecte/
- J BELER
- T CRUZ
- B DOSHI
- C ALEXANDER
- D SAUNDERS...

Voir aussi :

Groupe thématique : TD

Thème majeur : Conflits entre société et précarité

Notions - mots clefs : précarité, société, conflits, intervention, architecte, solution, questionnement

Activités : Texte

Échelle : L

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