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NPSn_3 - Divers pistes

Statut

Divers pistes - 2016_...

Précarité

Sujet : Divers pistes

Auteur : NAVARRE Marie PODEUR Anna SOLMON Margaux + RIGAL Salomé

Diffusion : RIGAL Salomé

Nous avons décidé de nous orienté vers divers pistes chacune pour pouvoir choisir une direction plus précise que nos précédentes propositions:

1/ Les points communs et différences entre centres d'hébergement et camps de réfugiés
Point communs:
• sentiment d'urgence premier confort (peu d'identité?)
• rejet de la société dans le 16ee les gens brulent les centre pour SDF et on démantèle Calais
• approche précaire du logement où il n'y a que le minimum peu d'intimité
• les usagers de ces deux entités sont exclus d'une société et où il est difficile d'échanger. Malgré tout ces structures permettent la création d'une mini société ou on se connait plus ou moin
• rapport aux bénévoles
Différences :
• temporalité
un SDF reste très peu dans ces centres même si la structure en elle même est durable
Pour les camps tout est conçu de manière incertaine et les directives de durabilité ne sont pas réellement déterminés et propre à chaque camps
• Les centres sont issus d'une directives données par le gouvernement alors que les camps sont crés par les réfugiés et pour eux
• Des échelles qui sont différentes malgré le fait que les SDF partagent ce centre on ne peut avoir aucune considération proche de l'urbanisme vis a vis de ces centres.

Question :
Quel est le véritable rapport que les usagers peuvent avoir en rapport avec ce lieu ? A-t-on un meilleur sentiment d'appartenance/confort/rapport dans un centre qui est conçu de manière conventionnelle mais ou ne peut rester ou a des habitats informels qui peuvent passer pour insalubres mais qui sont issus de décisions directement prises par l'habitant et où il y restera malgré tout plus longtemps que le SDF en centre d'hébergement.

2/ Etude d’un camp de réfugiés à la frontière syro-jordanienne et d’un camp à Paris
Exemple : le camp de Zaatari en Jordanie. La Jordanie est frontalière de la première région à s’être soulevée, au Sud de la Syrie. On estime aujourd’hui qu’environ 8000 syriens quittent leur pays chaque jour. Le camp de Zaatari, construit en plein désert, accueille plus de 120 000 réfugiés syriens. Plus de la moitié des réfugiés sont des enfants. Les familles s'entassent dans des tentes et des « caravanes », et survivent grâce à l'aide internationale.
La question de la pérennité des camps : Le camp se transforme peu à peu en une ville semi-permanente. Conçu à l'origine comme une zone de refuge temporaire pour les rescapés de la guerre, ce campement s'est mué en une sorte de ville syrienne. Les tentes ont cédé la place à des préfabriqués en tôle. Il y a désormais deux hôpitaux, neuf cliniques et autant d'établissements scolaires. C’est une situation provisoire qui s’éternise.
Exemple : le premier camp de migrants à Paris
Le 24 octobre commence le début du démantèlement de la « jungle de Calais ». Ce même jour, le premier camp de migrants de Paris ouvre ses portes. Il a été pensé pour accueillir les migrants et les réfugiés "avec dignité", selon les mots de Julien Beller, l'architecte qui a conçu le site.
Le lieu a été conçu pour ne pas excéder la durée de 18 mois.
Des containers maritimes, de la toile tendue, des système d'ossatures bois pour les chambres, un système d'échafaudage et une structure gonflable: le lieu a été pensé pour répondre aux normes mais également offrir une forme de confort à des personnes en situation d’urgence. Ce camp a été conçu comme un lieu innovant et modulable.
Ce lieu accueillera les hommes qui voyagent seuls, sans famille. Un autre espace sera aménagé à Ivry-Sur-Seine pour les familles.
A la différence du camp de Zaatari, le projet de Paris n’est pas pensé comme un projet qui va durer dans le temps. Il a, au contraire, été pensé comme un lieu de transit.
Comment gérer la contrainte du temps dans les projets pour les réfugiés?
La question de la localisation de ces camps : Les isoler au milieu de nul part ne contribuerait-il pas à les enfermer dans leur propre misère, à les maintenir dans leur mode de vie sous développé?
Ouverture : Projet Aranya en Inde. Quartier d’habitat social situé à 6km du centre ville.

3/« Et si la ville précaire contenait dans son dynamisme interne sa propre solution ? »
Doung SAUNDERS
Face aux grands mouvements migratoires comment gérer l’afflux des populations vers les mégalopoles ? Mouvement des populations rurales vers les villes, les réfugiés de pays en pays…
« le migrant est un être en mouvement ; il transforme, urbanise chaque étape de son parcours, du village où il laisse sa famille jusqu’à la métropole où il arrive » D.S.

l’histoire révèle que la migration n’est pas la condition de « l’homme moderne » mais celle de l’humanité toute entière depuis qu’elle a commencé sont expansion.
Rappels historiques de grands mouvements migratoires : (?)
-migrations vers les Etats Unis ont forgé le pays et sa richesse
-mouvements vers 1900, mondialisation
-Paris dont la majorité de la population au XIXe était des paysans… (effet : à l‘époque seulement 40% de la population parlait le français, la migration urbaine vers Paris fit naître le français comme la langue nationale)
-…Etc
Remodèle la pensée humaine, le gouvernement des Etats, provoquent les grands bouleversements politiques et sociaux des deux derniers siècles.
L’urbanisation de masse a provoqué la révolution francaise et la révolution industrielle

Mais à l’époque peu ont conscience de ce coup d’accélérateur à l’évolution humaine, urbaine. (→ « urbanisation sauvage »)

Depuis 5000ans, les grandes villes avaient fonctionnés comme des « puisards démographiques » selon les mots de William McNIELL, attirant un grand nombre de ruraux et puis s’en débarassait, notamment par le fait que les villes étaient à l’époque un foyer de maladies mortelles…

« les déracinés » (référence à Karl MARX vision plutôt péjorative)= « ces êtres privés de tout droit, qui essaient de manière soudaine et parfois violente d’obtenir droit de cité. » D.S.

Donc on ne doit pas connaître la même erreur. « Nous ne comprenons pas cette migration parce que nous ne savons pas en reconnaître les contours. Nous ne savons pas regarder. Nous ne savons pas cartographier la reconfiguration de notre monde» Et si le rôle de l’architecte est de regarder et de comprendre, pourquoi n’agit-il pas ? Comment représenter le mouvement ?
« A nous de porter un regard sur ces anciennes populations rurales qui faconnent des espaces urbains, qui ne sont pas seulement foyers de conflit et violence mais aussi des quartiers où s’opère la transition qui éloigne la pauvreté, où se déploient les rêves, les mouvements et les gouvernements de la prochaine génération. »
Et si des solutions se trouveraient dans ces espaces urbains transitionnels ?
« ville tremplin » « arrival city » = « lieu où se produira le prochain boom économique et culturel, ou alors, la prochaine violence. Tout dépend de notre capacité de voir les choses à temps et de notre désir d’agir maintenant. »

Problème d’enclavement de ces espaces. Exemple : Slotervaart, Amsterdam « ville parabolique » îlot urbain isolé, contradictions entre deux cultures, problème de l’école, problème de religion poussée à « l’extremisation » ( ?? )
Remarque de l’économiste Deepa NARAYAN, « quand les habitants des bidonvilles se dotent de gouvernements de l’intérieur qui sont démocratiques, efficaces et intègres, les choses commencent à s’améliorer dans les secteurs importants tels que la sécurité, la santé, la médecine, les transports. »

« Dynamisme social, créativité entrepreunariale et vitalité culturelle caractérisent les trajectoires de ces hommes et femmes qui revivifient les sociétés dans lesquel ils arrivent, des sociétés qui les considdérent à tort comme une menace pour leur bien être matériel et leur identité nationale. »

D.S. a suivi la vie et le destin de migrants, leurs « pérégrinations » (série de déplacements, voyages multiples…etc) qui s’étendent souvent sur plusieurs générations, et arrive à des conclusions étonnament optimistes.

Comment construire ces villes tremplins ? Quelle forme, quelle taille, quelle organisation ? Place de l’architecte ?

Trouver des liens plus architecturaux ?...
Exemples concrets :
-l’habitat « nomade », en mouvement… prendre des exemple
-exemples de migrants qui ont modifier les espaces urbains où ils sont passés
-Teddy CRUZ, à la frontière mexico-américaine, construit des « shantytowns » et négocient la production de matériel de construction avec les entreprises qui emploient les personnes en besoin de logements , l’architecte devient le concepteur d’un processus politique et économique.
-..etc

Références: "Arrival-city" Doug Saunders

Voir aussi :

Groupe thématique : TD

Thème majeur : Précarité

Notions - mots clefs : précarité, société, conflits, intervention, architecte, solution, questionnement

Activités : Article

Échelle : L, XL

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