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NPSn_4 - Analyse comparative: le camps à la frontière Jordano-syrienne et le camps de Paris porte de la chapelle n°4

Statut

Analyse comparative: le camps à la frontière Jordano-syrienne et le camps de Paris porte de la chapelle n°4 - 2016_...

Précarité

Sujet : Analyse comparative d’un camps à la frontière Jordano-syrienne et le camps de Paris porte de la chapelle

Auteur : NAVARRE Marie PODEUR Anna SOLMON Margaux + RIGAL Salomé

Diffusion : RIGAL Salomé

Une première recherche s'est faite en se répartissant l'étude du camps Porte de la Chapelle à Paris, puis un camps à la frontière syro-jordanienne, et le dynamisme de la ville précaire comme sa propre solution. Nous souhaitons par la suite rétablir un plan moins "systématique" (voir en fin d'article)

1. Etude du camp de Porte la Chapelle à Paris:
Les camps de migrants sont dans une dynamique ambivalente en France, alors qu'on démantèle Calais, on crée d'autre camps. l'idée étant de répartir la population concernée dans d'autres locaux plus "formels".
Le statut de réfugiés rend le séjour en France temporaire, d'une durée incertaine par ailleurs
Camp de migrant de Paris Julien Beller
Matérialité :
Bulle gonflable PVC construite en France
Confort conventionnel d'un logement
Pensé par des Architectes, issus d'une culture architecturale occidentale
Projet modulable, démontable au bout de 18 mois
Initiative de la mairie de Paris
Budget 5 millions d'euros
Absorber 60a 80 personnes par jour plaque tournante, pour ceux qui ne trouvent pas sous 10 jours:
temporalité moyenne : création de badge pour l'usager mais accueille persistant
Aspect humain :
pour retrouver personnes parlant même langue
ordre de grandeur 800 personnes, 50 réparties par 8 quartiers
L'architecte a décidé de créer des espaces partagés
fort accent porté sur la sécurité
Rapport avec la société
Toute aussi complexe, l'idée de chacun reste personnelle , les idées majeures restent :
Un rejet : "on prône une prise en charge des SDF au profit de la création de camps"
Un accueil
Bien sur tout peu se nuancer dans les perceptions
Se dégage par ailleurs un syndrome "NIMBY",
on veut que les migrants soient pris en charge mais à une certaine distance des lieux fréquentés
Pourtant, dans le village de Campône (118 habitants) dans les midis pyréennées on regrette le départ des dix-huit migrants de la ville qui apportaient une réelle dynamique dans la ville. Sur le point de vue humain, les habitants faisaient preuve d'une réelle empathie
Les Grands voisins : Yes we camp
L’ouverture du site de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris, dans le 14e arrondissement pour en révéler le patrimoine, rendre utile un espace temporairement vacant et proposer des activités collectives qui accompagnent la transformation du quartier. Depuis août 2015.
Dans le cadre de ce projet d’occupation, le Camping des Grands Voisins propose des solutions d’hébergement de plein air de mai à octobre 2016.
Les grands voisins permettent une cohabitation entre réfugiés et locaux afin de promouvoir un échange culturel
La question de la durabilité :
Des alternatives où la question de la temporalité reste en suspens, d'une part on souhaite que la guerre cesse vite mais d'une autre il est délicat de laisser pendant une durée indéterminée des personnes déconnectées à tous réseaux dans des conditions difficiles. Le gouvernement comme les personnes concernées doivent avancer, se réfugier, accueillir dans une incertitude troublante qui rend la prise de décision délicate
Le pays ne se trouvant pas dans une situation d'urgence on peut malgré l'incertitude de l'avenir opter pour des situations durables viables voire réeménageable.
«Au final, il y a trois sources d’inspiration: le chantier, qui se monte et se démonte, le village informel, pour que les gens puissent y vivre, qu’ils aient des espaces communs, et les campings avec leurs grandes et petites allées qui vont vers l’intimité.»

2. Etude du camps à la frontière syro-jordanienne:
Le camp de Zaatari en Jordanie est le plus important camp de réfugiés au Moyen-Orient. La Jordanie est frontalière de la première région à s’être soulevée, au Sud de la Syrie. On estime aujourd’hui qu’environ 8000 syriens quittent leur pays chaque jour. Le camp de Zaatari, construit en plein désert, accueille plus de 120 000 réfugiés syriens. Le camp-ville se situe à une douzaine de kilomètres de la frontière syrienne.��Il faut s’intéresser à la question de la pérennité des camps. En effet, le camp avait été installé en neuf jours en 2012. Depuis, il a été agrandi par étapes. Le camp se transforme peu à peu en une ville semi-permanente. Conçu à l'origine comme une zone de refuge temporaire pour les rescapés de la guerre, ce campement s'est mué en une sorte de ville syrienne. Les tentes ont cédé la place à des préfabriqués en tôle. Il y a désormais deux hôpitaux, neuf cliniques et autant d'établissements scolaires. C’est une situation provisoire qui s’éternise.
Comme une tentative d’organiser le camp comme une ville, celui-ci a été divisé en 12 arrondissement, avec un représentant pour chacun d’eux. Avec sa rue commerçante et ses boutiques, la cité de fortune reste pour ses habitants une véritable prison à ciel ouvert, en plein désert. L’artère principale du camp se fait surnommer « les champs-élysées .
À force d’attendre, les réfugiés, originaires pour la plupart de Darra, berceau de la révolution, perdent espoir. Au-delà des conditions de vie, chaque jour plus difficiles à mesure que grossit le flux de réfugiés, c’est une sensation d’enfermement qui pèse le plus sur les réfugiés. Avec le sentiment d’être coupés de la Syrie, et des quelques proches laissés de l’autre côté de la frontière, à seulement une dizaine de kilomètres. Mais l’Europe reste sur toutes les lèvres des immigrés présents dans le camp. La Jordanie ne leur offre pas la vie espérer, ils espèrent ainsi trouver de meilleures opportunités en Europe.
Tout les réfugiés dépendent de l’aide humanitaire. Le rôle des ONG est donc indispensable dans la précarité du camp : Antoine Foucher, chef de mission pour Médecins sans frontières (MSF) en Jordanie a plusieurs fois souligné que malgré les efforts du gouvernement jordanien, avec l'afflux des réfugiés, la situation devient de plus en plus précaire. Pour améliorer le confort, les ONG construisent des réservoirs d'eau géants. Le camp pourrait avoir une durée de vie d'au moins 10 ans, alors on construit en dur, car il faut investir à long terme. Certains réfugiés vivent dans le camp de Zaatari depuis plus de trois ans maintenant.
ONG présentes sur le camp : Médecins sans frontières, UNHCR, Oxfam international, UNICEF
On note la présence d’une seule ONG française : gynécologie sans frontière

3. Dynamisme comme solution:
-Travail pas si simple, pas binaire, réf « ville tremplin » « arrival city » = « lieu où se produira le prochain boom économique et culturel, ou alors, la prochaine violence. Tout dépend de notre capacité de voir les choses à temps et de notre désir d’agir maintenant. » D.SAUNDERS
Idée que finalement « le migrant est un être en mouvement ; il transforme, urbanise chaque étape de son parcours, du village où il laisse sa famille jusqu’à la métropole où il arrive », (y-a-t-il vraiment une arrivée ?)
-Architecture de survie, nomade ?, dynamisme intéressant et qui pourrait être la solution même
-Finalement, faut-il construire de l’éphémère, du mobile ? (réf aux USA des travailleurs qui vivent dans des mobil-homes et qui voyagent à travers le pays selon les besoins de l’entreprise) Ou est-ce que ces personnes dans le besoin ne sont pas plus à la recherche de stabilité ?
-Est-ce que ce dynamisme interne de la ville précaire ne pourrait pas aussi être une solution pour d’autres situations aujourd’hui ? (retour à l’échelle locale, implication des habitants dans le processus de conceptions…)
-« Dynamisme social, créativité entrepreunariale et vitalité culturelle caractérisent les trajectoires de ces hommes et femmes qui revivifient les sociétés dans lesquel ils arrivent, des sociétés qui les considdérent à tort comme une menace pour leur bien être matériel et leur identité nationale. » Ce dynamisme, comme renouveau pour la société amenée à repenser son fonctionnement dans ces situations
-Et finalement quel est le rôle de l’architecte dans tout ça ? Il doit faire bouger les choses, reprendre son rôle d’acteur dans la société : Teddy CRUZ, à la frontière mexico-américaine, construit des « shantytowns » et négocient la production de matériel de construction avec les entreprises qui emploient les personnes en besoin de logements , l’architecte devient le concepteur d’un processus politique et économique.
-Bouscule les pensées pré-existantes de la société,


Une ébauche de plan à redéfinir précisément:

Introduction : Flux migratoires, dans le passé déjà des exemples nombreux… Changent une société, amène un renouveau, mais peut aussi « mal tourner » d’où la nécessité d’agir au plus vite mais surtout bien (mais qu’est-ce que « bien » ?)
Précise étude de camps : à paris et frontière syro-jordanienne

I. À l’échelle du territoire
(son implantation, ses flux,… etc)
II. À l’échelle du camp
(comment il est organisé… etc)
III. Dynamisme interne comme solution

Voir aussi :

Groupe thématique : TD

Thème majeur : Camps

Notions - mots clefs : camps, migrants, flux, précarité, société, organisation, place de l'architecte, solution, questionnement

Activités : Article

Échelle : M, L, XL

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