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RVVB - banham reyner "los angeles, the architecture of four ecologies", autopia

Statut

banham reyner "los angeles, the architecture of four ecologies", autopia - 1971_...

2016_YON

Sujet : los angeles, the architecture of four ecologies

Auteur : banham reyner

Diffusion : pelican books

Une nouvelle manière de décrire la ville. Quatre écologies.
Le regard de Banham sur Los Angeles. Ses outils développés, son discours.

Dans le chapitre Autopia, qui porte sur les Autoroutes de Los Angles, Banham décrit et analyse la ville sous l’angle de l’outil technique en mêlant des questions historiques, sociologiques, technologiques. En se focalisant sur les autoroutes, son propos s’attache à analyser les phénomènes urbains et sociaux fabriqués par cette infrastructure.
La vidéo (Reyner Banham loves Los Angeles) porte un regard plus subjectif en proposant au spectateur de suivre les déplacements d’un personnage dans la ville. En créant une fiction futuriste et absurde à partir du tableau documentaire du présent, Banham produit une réelle distanciation.
Les autoroutes de Los Angeles forment un système de réseau qui organise les déplacements en se connectant ponctuellement à la ville. Le tracé de ce réseau s’affranchit de celui de la ville en s’élevant au dessus d’elle. Cette prise de hauteur accroît sa visibilité, l’installe dans le paysage mais aussi dans l’imaginaire collectif : à Los Angeles, les freeways sont des lieux identifiables, des monuments urbains devenus repères dans la ville et vecteurs d’un véritable mode de vie.
Les usagers des autoroutes sont sujets à un véritable conditionnement de leur mode de pensée. En effet, si la conduite quotidienne sur l’autoroute accroît la capacité de concentration et les réflexes, elle transforme aussi les comportements et la représentation du temps et de l’espace.
Un trajet de voiture sur l’autoroute est une véritable parenthèse spatio-temporelle. En effet, la grande vitesse produit une déformation de notre perception des distances et des durées, les lieux reliés par l’autoroute se rapprochent. De plus, le trajet possède son temps propre, c’est un entre-deux moments. Le rapport entre la vitesse de déplacement du référentiel de la voiture et l’immobilité du paysage rend la compréhension de l’environnement proche impossible. En l’absence des repères paysagers qui pourraient les guider, les usagers ne sont plus confrontés qu’au grand paysage lointain et aux panneaux indicateurs.
Banham décrit comment le freeway cristallise un paradoxe de la société d’abondance urbaine et mécanisée : celui de l’opposition entre la liberté individuelle des conducteurs et la discipline collective basée sur une politesse civique chorégraphiée. Les conducteurs, dans une attitude de « tolérance vigilante » sont volontairement soumis à un système homme-machine exigeant. Ils sont guidés par un système de signes très simple. Les panneaux indicateurs sont tout puissants, il faut leur obéir.

Document lié : ._blanc_technique_min.pdf

Lien externe : https://vimeo.com/22488225

Voir aussi :

Groupe thématique : TEXTE

Thème majeur : highway

Notions - mots clefs : los angeles, autoroute, voiture, highway, structure de la ville, four ecologies

Activités : Texte, Video

Famille : Texte chapitre d'ouvrage, Concept autre

Échelle : L

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